La Trichotillomanie : la maladie qui consiste à s’arracher les cheveux jusqu’à en devenir chauve

La trichotillomanie correspond à un comportement absurde, où le sujet s’arrache les cheveux et les poils de façon obsessionnelle et compulsive.  Il peut même s’arracher la peau autour du doigt ou les sourcils.   La trichotillomanie s’apparente aux Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC), c’est une maladie d’ordre psychologique.  S’arracher les cheveux devient une source de plaisir chez la victime, mais au fond elle développe un sentiment de culpabilité.

Les femmes, les principales victimes

Des travaux menés par des chercheurs démontrent que ce sont essentiellement les femmes qui souffrent de la trichotillomanie.  Cette maladie apparaît en général vers l’âge de 10 à 12 ans.  Elle est déclenchée par un événement stressant, comme le décès d’un proche ou un déménagement.  Lorsque la maladie survient à un âge tardif, elle est d’avantage grave.
Un manque affectif
Selon les spécialistes, la  trichotillomanie ne traduit pas une maladie mentale.  Les personnes qui en sont atteintes témoignent un manque affectif dans 90% des cas.  En s’arrachant les cheveux, elles cessent de penser et éprouvent un certain plaisir.  La majorité des victimes ne se limite pas à l’arrachage des cheveux et poils mais elle les mâchonne.  Il y en a qui avalent même les cheveux et poils.  Ce trouble est appelé la trichophagie.

Les femmes et adolescentes souffrant de trichotillomanie font de l’arrachage des cheveux et des poils une habitude. Elles développent très vite une addiction. Les impacts de cette maladie sont nombreux. Leur vie sociale est grandement affectée. Se sentant faibles et dévalorisées, les victimes de trichotillomanie finissent par couper contact avec la société. Elles refusent de sortir entre amis pour se rendre à la piscine et elles passent des heures à se coiffer, pour dissimuler leur maladie. Elles appliquent beaucoup de maquillages pour détourner l’attention des autres du problème principal et utilisent des foulards. Les trichotillomanes ont une mauvaise image de leur physique. Elles nourrissent des sentiments qui nuisent à leur personne. Elles sont toujours anxieuses, dépressives, frustrées et ont un faible estime de soi.

Traitement de la trichotillomanie

Seule une guérison psychologique mettra un terme à ce comportement irrationnel, soit l’arrachage des cheveux et poils.  Des études conduites parlent d’une thérapie comportementale en association avec des anti-dépresseurs.  Les personnes souffrant de trichotillomanie peuvent assister à des thérapies cognitives et comportementales, notamment :

  • Le self monitoring.  Chaque fois qu’elle s’arrache les cheveux, la personne doit les conserver dans une enveloppe.  Ceci l’aidera à prendre conscience de l’importance de son acte à la prochaine séance, et l’incitera à arrêter.
  • L’affirmation de soi.  La patiente doit s’ouvrir aux autres.
  • L’entretien motivationnel.  La personne atteinte de trichotillomanie doit imaginer sa vie avec et sans cette maladie, les impacts de ses gestes sur sa vie sociale, professionnelle et familiale.

A retenir : S’arracher les cheveux devient une source de plaisir chez la victime, mais au fond elle développe un sentiment de culpabilité.